Le projet DiSH (Disclosure in Sexual Health) vise à développer une intervention d'identification et de soutien pour les survivants de violences sexuelles.

Financement

Financement des capacités de recherche du CCG de Bristol, North Somerset et South Gloucestershire (développement local)

Quelle est la question de recherche ?

Comment les services de santé sexuelle peuvent-ils améliorer l'identification et le soutien des survivants de violences sexuelles (VS) qui utilisent ces services en développant un dépistage tenant compte des traumatismes et des expériences vécues ?

Quel est le problème ?

  • Les abus et les violences sexuelles sont courants, les taux augmentent et pourtant les données de la justice pénale montrent que la plupart des survivants (85%) ne les signalent pas.
  • Pour beaucoup, les services de santé sexuelle seront leur premier recours pour obtenir de l'aide, mais la plupart ne le révèlent pas à ce stade.
  • Un travail récent mené auprès de groupes de survivants gérés par le Somerset and Avon Rape and Sexual Abuse Service (SARSAS) a mis en évidence le fossé entre ce dont les survivants ont besoin pour être pris en charge afin de pouvoir témoigner.
  • Les données et les pratiques existantes se concentrent sur l'identification des violences conjugales (conjoint ou ex-conjoint) et peuvent passer à côté de toute une série d'expériences sexuelles non désirées avec des connaissances ou des partenaires intimes occasionnels.
  • La manière dont les services de dépistage des violences sexuelles peuvent ne pas tenir compte de la lutte des personnes contre la honte, la stigmatisation et la culpabilité pour qu'elles puissent considérer ce qui leur est arrivé comme une violence sexuelle (compréhension clinique d'une approche tenant compte des traumatismes).
  • Les données probantes et les recherches menées par l'équipe de recherche confirment la nécessité d'améliorer le dépistage afin de mieux identifier les violences sexuelles (par opposition aux violences conjugales) et d'explorer comment interroger les personnes sur les violences sexuelles.

Les effets néfastes des violences sexuelles se répercutent sur plusieurs générations, affectant la capacité des individus à travailler et à participer à la vie familiale et communautaire. Un meilleur dépistage permet de prévenir ces préjudices.

Quel est l'objectif de la recherche ?

Afin d’améliorer l’identification des victimes de violences sexuelles qui utilisent actuellement les services de santé sexuelle, et ainsi maximiser les possibilités d’intervention précoce grâce à l’orientation vers des services de soutien spécialisés.

Cela pourrait réduire considérablement l'impact physique, psychologique et social des violences sexuelles sur les personnes concernées.

L’équipe développera et testera différentes méthodes pour interroger les usagers des services de santé sexuelle sur les violences sexuelles. L’impact attendu de cette recherche sera le suivant :

  • Améliorer le repérage des violences sexuelles au sein des services de santé sexuelle grâce à une étude co-réalisée sur la manière d'aborder ce sujet.
  • Élargir la compréhension du questionnement systématique sur les expériences sexuelles non désirées afin de mieux refléter l'éventail des violences sexuelles qui ne correspondent pas aux dépistages actuels axés sur la violence domestique (questionnement systématique).
  • Tester l'impact, positif et négatif, du fait d'interroger les patients sur les violences sexuelles.
  • Tester l'impact de cette démarche sur le personnel et le système dans son ensemble, notamment en ce qui concerne les besoins de formation du personnel et la demande que cela engendre en matière d'orientation ultérieure.

Comment cela sera-t-il réalisé ?

L'équipe a l'intention de mener une étude d'évaluation dans deux endroits afin d'explorer comment nous abordons actuellement la question des violences sexuelles, comment nous pouvons l'améliorer et quel est son impact sur le personnel, le service et le réseau d'orientation plus large.

Nous allons élaborer une intervention utilisant différentes approches pour améliorer les pratiques de dépistage des abus et violences sexuelles dans les services de santé sexuelle.

Ce travail sera réalisé en collaboration avec les personnes concernées afin de leur permettre d'accéder à un soutien spécialisé sûr et adapté à leurs besoins.

Qui dirige la recherche ?

Docteur Jane Meyrick, Maître de conférences en psychologie de la santé, Université de l'Ouest de l'Angleterre, Bristol.

Informations complémentaires

Pour plus d'informations ou pour participer à ce projet, veuillez envoyer un courriel. bnssg.research@nhs.net