Co-développement d'une méthode de dépistage des symptômes cognitifs en soins primaires

Financement:

Financement des capacités de recherche BNSSG ICB.

Quel est le problème ?

La démence coûte à l'économie britannique 23 milliards de livres sterling par an, un chiffre qui pourrait tripler d'ici 2040. Ce coût est supérieur à celui des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et du cancer. En Angleterre, on estime à 676 000 le nombre de personnes atteintes de démence et à 540 000 le nombre d'aidants familiaux. Le diagnostic de la démence est une étape cruciale pour obtenir du soutien pour les aidants et accéder à des ressources favorisant leur bien-être. Les pratiques d'orientation des patients vers un spécialiste et les taux de diagnostic de la démence peuvent varier selon l'origine ethnique. Les traitements médicamenteux contre la démence peuvent ralentir la progression des symptômes et aider les personnes atteintes à rester autonomes et à vivre chez elles.

Il est souvent plus facile de reconnaître les symptômes d'une possible démence que de confirmer le diagnostic. Aucun test isolé n'est suffisant. Nous avons également constaté que les tests standardisés ne tiennent pas toujours compte des facteurs et symptômes individuels. Un diagnostic nécessite généralement un historique structuré, un test cognitif, des informations fournies par un proche aidant et une évaluation du fonctionnement quotidien. Le choix et la combinaison des tests dépendent de la personne et de ses symptômes. Les patients sont souvent soumis à une approche standardisée, qui peut ne pas permettre d'évaluer leurs difficultés spécifiques.

Nous avons précédemment comparé plusieurs tests en soins primaires afin de déterminer les plus performants, et nous travaillons actuellement sur une nouvelle technologie susceptible d'améliorer le diagnostic dans ce domaine. Dans le cadre de ce projet mené conjointement par le RCF et le RFPB, nous souhaitons appliquer nos conclusions quant à l'efficacité des différents tests et développer deux ou trois séries de tests à destination des médecins généralistes, en fonction des symptômes et des problèmes de santé de chaque patient.

Quel est l'objectif de la recherche ?

Cette étude vise à co-développer une méthode de dépistage des symptômes cognitifs en soins primaires. Elle contribuera à améliorer l'expertise en matière de diagnostic de la démence au sein de la communauté, à réduire la dépendance aux spécialistes hospitaliers et à rendre les services de santé et les services sociaux plus équitables.

Comment cela sera-t-il réalisé ?

Notre approche vise à soutenir les experts actuels afin qu'ils puissent continuer à prodiguer des soins, en mettant l'accent sur les cas les plus difficiles à diagnostiquer.

Nous collaborerons avec les patients, leurs proches, les cliniciens, les services sociaux et le secteur associatif, en nous appuyant sur les réseaux existants, afin de co-construire une méthode d'évaluation des troubles cognitifs qu'un clinicien pourrait mettre en œuvre en soins primaires, avec le soutien d'un médecin généraliste pour le diagnostic et la prescription. Nous évaluerons la cognition, les informations fournies par les proches et le fonctionnement au quotidien afin de développer 2 à 3 séries de tests. Nous travaillerons avec les adultes de plus de 75 ans, qui constituent notre population cible, et plus particulièrement avec ceux issus des communautés majoritairement peuplées ou vivant en zone côtière.

Le financement RCF Nous organiserons des réunions régulières avec un groupe de partenaires afin de développer nos idées concernant un ensemble de tests. Ce groupe de partenaires contribuera également à l'élaboration de la future demande de subvention RFPB et y participera en tant que co-candidat afin de tester ces ensembles de tests en pratique.

Qui dirige la recherche ?

Dr Sam Creavin, Maître de conférences clinicien NIHR en médecine générale, Université de Bristol.

Informations complémentaires

Pour plus d'informations ou pour participer à ce projet, veuillez contacter bnssg.research@nhs.net.