Faisabilité et mise en œuvre d'un algorithme de prédiction du risque de psychose (P Risk) destiné aux soins primaires

Financement

Institut national de la santé (NIHR) Recherche sur les services et la prestation de soins de santé (HS&DR) Réf. NIHR130547.

Quelle est la question de recherche ?

L'algorithme de prédiction du risque P peut-il être implémenté sur les ordinateurs des services de soins primaires ? Quel est le niveau d'acceptabilité du risque P auprès des parties prenantes ?

Quel est le problème ?

La psychose est une maladie mentale grave et de longue durée. Ses symptômes incluent des hallucinations et des pensées étranges et fixes, appelées délires.

Le traitement des psychoses coûte environ 2 milliards de livres sterling par an au NHS (service national de santé britannique). Les psychoses peuvent être dévastatrices pour les personnes qui en souffrent et leurs familles. De plus, le pronostic est souvent sombre, de nombreuses personnes retombant malades après la guérison.

Environ 20 % des personnes atteintes de psychose occupent un emploi rémunéré et beaucoup ont une qualité de vie médiocre. Il existe des preuves convaincantes que la réduction de la durée de la psychose non traitée améliore le pronostic, mais l'identification des patients à risque s'avère difficile.

Les médecins généralistes ont souligné qu'il peut être difficile de repérer les patients à risque de psychose, car de nombreux signes précoces sont non spécifiques et le manque de continuité des soins fait que de petits changements dans la santé mentale des patients à risque de psychose peuvent passer inaperçus.

Quel est l'objectif de la recherche ?

L'équipe de recherche a mis au point un algorithme de prédiction des risques qui calcule un score de risque de psychose à partir de l'historique des consultations enregistré dans le système informatique des soins primaires. Cet outil a été validé en interne et en externe et présente une précision statistique.

Dans le cadre de ce projet, l'équipe de recherche évaluera si l'outil fonctionne en situation réelle sur les ordinateurs des médecins généralistes et recueillera les points de vue des médecins généralistes et des patients, ainsi que les commentaires du personnel de santé mentale, afin de déterminer l'acceptabilité de l'outil.

Comment cela sera-t-il réalisé ?

L'équipe de l'étude P Risk collaborera avec le fournisseur du logiciel de dossiers médicaux de soins primaires afin d'intégrer P Risk à son système. Elle recueillera également des données sur le nombre d'orientations vers une évaluation de la psychose effectuées par les médecins généralistes dans les zones ICB de Bristol, Camden et Islington, ainsi que sur les résultats de ces orientations.

La précision statistique de P Risk sera également étudiée à partir des données de l'ICB. Des groupes de discussion et des entretiens seront menés auprès de cliniciens, de patients et de leurs aidants afin d'explorer leurs points de vue sur l'acceptabilité, la valeur potentielle et les implications de l'utilisation de P Risk en médecine générale.

Qui dirige la recherche ?

Dr Sarah A Sullivan, chercheur principal (épidémiologiste psychiatrique), École de médecine de Bristol (PHS).

Informations complémentaires

Pour plus d'informations ou pour participer à ce projet, veuillez envoyer un courriel. bnssg.research@nhs.net.

Les opinions exprimées sont celles de l'auteur (ou des auteurs) et ne reflètent pas nécessairement celles du NIHR ou du ministère de la Santé et des Affaires sociales.