Élaboration conjointe d'une proposition de recherche visant à co-développer des interventions communautaires de bien-être auprès des communautés gitanes, roms et itinérantes.
Financement
Financement des capacités de recherche ICB du NHS Bristol, North Somerset et South Gloucestershire.
Quel est le problème ?
Le besoin de ce projet a été identifié lors de conversations avec les partenaires du projet et des femmes participant à un groupe existant pour les communautés GRT.
Le terme GRT désigne les communautés gitanes, roms et nomades, mais inclut également d'autres groupes pratiquant le nomadisme (par exemple, les forains, les nouveaux voyageurs et les plaisanciers). Ces communautés sont considérées comme ‘ prioritaires ‘ dans le cadre du programme Inclusion Health (1), ce qui signifie qu'il est urgent d'agir pour leur garantir l'accès aux services de santé dont elles ont besoin. Les données montrent que les communautés GRT sont confrontées aux plus grandes inégalités de santé au Royaume-Uni, avec des taux plus élevés de nombreuses affections de longue durée et des résultats de santé considérablement moins bons que la population générale (2, 3). On estime que l'espérance de vie des communautés GRT est inférieure de 10 à 25 ans à celle de la population générale (4). La santé mentale est un problème majeur, de nombreuses personnes au sein de ces communautés souffrant d'anxiété et de dépression (5). Le taux de suicide serait sept fois plus élevé chez les communautés GRT que dans la population générale et serait responsable de 111 030 décès chez les Gens du voyage irlandais (5).
Pour favoriser l'accès aux soins, les services doivent être conçus en collaboration avec les communautés afin d'être acceptables, accessibles et de surmonter les obstacles spécifiques auxquels elles sont confrontées. Cela exige une collaboration équitable et valorisante entre les équipes de recherche et les communautés, qui encourage un sentiment d'appropriation et de responsabilité partagée. Les équipes de recherche doivent adopter des méthodes flexibles et adaptées aux réalités culturelles pour répondre aux besoins des communautés.
Quel est l'objectif de la recherche ?
Ce projet vise à collaborer étroitement avec les communautés GRT afin de mieux comprendre leurs priorités en matière de santé mentale et de développer des recherches futures qui tiennent compte de leurs besoins et de leurs expériences. Un objectif clé est de bâtir des relations solides, de confiance et durables entre les communautés GRT et les chercheurs, fondées sur le respect mutuel et le partage des connaissances.
Le projet privilégiera une approche participative : les membres du groupe contribueront à définir les sujets abordés, le déroulement des échanges et les résultats attendus. Nous inviterons les personnes issues des communautés transgenres et transgenres à participer à des séances de groupe toutes les deux semaines pendant 12 mois. Les groupes se réuniront dans un espace communautaire familier et accessible, où des collations seront offertes. Créer un environnement sûr, accueillant et flexible est essentiel au projet, notamment compte tenu de la méfiance passée et actuelle entre les communautés transgenres et transgenres et les services de santé. L’information en matière de santé sera diffusée par des professionnels de confiance, tout en reconnaissant l’expertise et les connaissances présentes au sein de la communauté.
Les réunions comprendront des activités créatives et interactives, comme des ateliers manuels et des discussions en petits groupes, afin de favoriser des échanges ouverts et constructifs sur la santé mentale et les expériences liées à la recherche en santé. Ces discussions permettront de cerner les priorités du groupe et d'identifier comment rendre la recherche plus inclusive. Elles alimenteront une demande de financement élaborée en collaboration avec la communauté et répondant à ses besoins.
Comment cela sera-t-il réalisé ?
Le travail du RCF avec les communautés GRT permettra d'élaborer une demande de financement auprès du programme de santé publique du NIHR. L'objectif du projet NIHR est de mieux comprendre comment les approches communautaires peuvent favoriser le bien-être, afin que la transition du NHS England, de l'hôpital à la communauté et du traitement à la prévention, prenne en compte les inégalités de santé dont souffre cette population mal desservie. Nous travaillerons en étroite collaboration avec les associations et les collectivités locales qui soutiennent déjà les communautés GRT. Nous avons déjà établi des liens avec deux collectivités locales et d'autres partenaires seront identifiés grâce à des actions de développement des relations prévues.
Le projet comprendra deux volets principaux. Dans un premier temps, nous examinerons comment les activités communautaires actuelles contribuent au bien-être. Cela inclura des entretiens et des ateliers avec les membres de la communauté afin de recueillir leurs points de vue sur les initiatives locales, telles que les événements communautaires, les séances d'information, les journées de sensibilisation à la santé et à la sécurité, et les groupes de femmes. Nous analyserons les points forts et les axes d'amélioration. Ces observations seront combinées aux données de recherche existantes pour aider les organisations à apporter des améliorations concrètes à leurs activités.
Deuxièmement, nous évaluerons les initiatives communautaires améliorées afin de comprendre leur fonctionnement, leurs bénéficiaires et les contextes dans lesquels elles sont mises en œuvre. Cette approche tient compte de la diversité des communautés GRT et de l'importance des contextes locaux. Nous utiliserons des entretiens, des ateliers et les documents relatifs aux projets pour élaborer des études de cas sur chaque site.
Les résultats seront diffusés de manière accessible auprès des communautés, des partenaires et des conseils, et plus largement par le biais des réseaux politiques, professionnels et universitaires afin de soutenir l'apprentissage et l'impact.
Qui dirige la recherche ?
Ces recherches sont menées par le Dr Sarah Denford et le Dr Hannah Bowers, chercheuses principales à l'Université de Bristol et à l'Université de Southampton.
Informations complémentaires
Pour plus d'informations ou pour participer à ce projet, veuillez envoyer un courriel. bnssg.research@nhs.net