Comment optimiser la prise en charge des patients atteints de maladies inflammatoires de l'intestin ?
Quelle est la question de recherche proposée ?
Comment optimiser la prise en charge des patients atteints de maladies inflammatoires de l'intestin ?
Financement
Financement des capacités de recherche BNSSG ICB.
Quel est le problème ?
Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont des affections inflammatoires chroniques qui touchent 500 000 personnes (1 personne sur 123) au Royaume-Uni. Ces maladies sont permanentes et sont généralement diagnostiquées chez les jeunes adultes, entre 10 et 30 ans. Elles entraînent un handicap important et limitent souvent la capacité à travailler normalement.
Le traitement médical des MICI a été révolutionné il y a une trentaine d'années avec l'introduction du premier traitement biologique, l'infliximab. Depuis, plusieurs traitements biologiques et à base de petites molécules ont été développés pour le traitement des MICI.
L'augmentation du nombre d'options thérapeutiques ne s'est pas accompagnée d'une littérature suffisante pour guider les médecins quant aux médicaments à prescrire en première intention et à la conduite à tenir en cas d'échec du traitement. Les données préliminaires semblent indiquer une grande variabilité des pratiques de prescription, et la littérature actuelle ne permet pas d'optimiser les résultats par l'utilisation des ressources. Ceci retarde la rémission des patients et engendre un gaspillage important de ressources.
Quel est l'objectif de la recherche ?
Élaborer une stratégie de priorisation des thérapies biologiques et à base de petites molécules pour la prise en charge des maladies inflammatoires de l'intestin, fondée sur l'efficacité clinique, le rapport coût-efficacité et l'expérience des patients.
Comment cela sera-t-il réalisé ?
Nous décrirons tout d'abord la prise en charge des patients atteints de maladies inflammatoires de l'intestin au sein du BNSSG, en nous concentrant sur les prescriptions locales et les variations selon la région et les caractéristiques démographiques des patients.
Deuxièmement, nous recueillerons des données sur les résultats cliniques, notamment des marqueurs sanguins et fécaux permettant de détecter une inflammation, ainsi que sur les événements indésirables tels que les hospitalisations, les cures de corticoïdes et les interventions chirurgicales. Ces données serviront à comparer les stratégies de traitement et à fournir des données en vie réelle afin d'enrichir les connaissances sur l'efficacité clinique de ces médicaments dans le cadre des essais cliniques.
Troisièmement, le rapport coût-efficacité peut être évalué en calculant un ‘ coût par rémission ’. À titre d’information, nous inclurons le coût des consultations d’urgence ultérieures liées aux échecs thérapeutiques et aux effets indésirables de chaque traitement.
Enfin, nous utiliserons des entretiens avec les patients pour explorer leur expérience, identifier les résultats importants et mettre en évidence les difficultés communes rencontrées par les patients traités avec ces médicaments, en nous concentrant sur l'exploration des inégalités en matière de santé.
Qui dirige la recherche ?
Dr Jennifer Phillips, clinicienne universitaire spécialisée en gastro-entérologie.
Informations complémentaires :
Pour plus d'informations ou pour participer à ce projet, veuillez contacter bnssg.research@nhs.net