Outil de décision clinique sur les fractures vertébrales chez les femmes âgées souffrant de douleurs dorsales (Vfrac) – une étude de faisabilité.

Financement

Institut national de recherche en santé et en soins, Recherche au service des patients.

Quel est le problème ?

L’ostéoporose (fragilisation osseuse) est l’une des affections musculo-squelettiques les plus fréquentes chez les femmes âgées. Les fractures vertébrales ostéoporotiques (fractures des vertèbres dues à l’ostéoporose) sont particulièrement importantes car elles permettent d’identifier les personnes présentant un risque élevé de nouvelles fractures.

Cependant, moins d'un tiers des personnes souffrant de fractures vertébrales sont correctement diagnostiquées et traitées. La principale raison de cet échec réside dans la difficulté à déterminer qui devrait bénéficier d'une radiographie du rachis.

L'outil Vfrac est un questionnaire simple, élaboré avec soin à partir d'une étude menée auprès de femmes, avec ou sans fractures vertébrales ostéoporotiques. Vfrac est destiné aux professionnels de santé exerçant en médecine générale et à administrer aux femmes de plus de 65 ans souffrant de douleurs dorsales.

Le résultat de Vfrac indique si une radiographie de la colonne vertébrale est nécessaire ou non.

Quel est l'objectif de la recherche ?

Le dispositif Vfrac n'a jamais été testé en conditions réelles pour évaluer son efficacité et son rapport coût-efficacité pour le NHS. Cette étude à grande échelle, menée auprès de nombreux cabinets de médecine générale, permettra de déterminer si Vfrac améliore la prise en charge des personnes âgées atteintes d'ostéoporose.

Avant de pouvoir concevoir cette étude, nous avons besoin d'informations pour la planifier :

  1. La taille et le déroulement de l'étude, basés sur des informations telles que le nombre de femmes qui consultent leur médecin généraliste pour des douleurs dorsales, et le délai moyen pour que les résultats des radiographies parviennent au médecin généraliste.
  2. Les exigences informatiques, en fonction des différents systèmes informatiques utilisés par les cabinets de médecine générale.
  3. Comment Vfrac est utilisé, selon les professionnels de santé qui voient des personnes âgées souffrant de maux de dos en soins primaires.
  4. Faut-il modifier l'outil en fonction de la compréhension des points de vue et des expériences des patients et des professionnels de la santé concernant l'utilisation de Vfrac ?.
  5. Peut-on utiliser Vfrac par téléphone (consultation à distance) ?.

Comment cela sera-t-il réalisé ?

Nous allons:

(A) Utilisez une base de données qui collecte des données de patients provenant de cabinets de médecins généralistes à travers le Royaume-Uni pour calculer la taille et la conception de la grande étude.

(B) Nous solliciterons la participation de six cabinets de médecine générale à cette étude et demanderons à la moitié d'entre eux d'utiliser Vfrac pendant 12 mois. Cela nous permettra de mieux comprendre leurs besoins informatiques. Nous interrogerons les patients et les professionnels de santé sur leur avis concernant Vfrac et identifierons les facteurs qui facilitent ou compliquent son utilisation. Nous réaliserons des tests en présentiel et par téléphone/vidéo.

(C) Réaliser une enquête nationale auprès des cabinets de médecins généralistes pour décrire quel type de professionnels de la santé voient des personnes âgées souffrant de maux de dos.

Les patients et le public ont été associés à chaque étape de la planification et de la réalisation des projets de recherche ayant mené à Vfrac. Deux personnes souffrant de fractures vertébrales ostéoporotiques ont accepté de poursuivre leur implication ; elles siégeront au comité de pilotage de cette proposition. Notre partenariat primé « Expérience des patients en recherche » a contribué à la rédaction de ce dossier de demande de soutien.

Qui dirige la recherche ?

Professeure Emma Clark, professeure d'épidémiologie musculo-squelettique clinique, faculté de médecine de Bristol, université de Bristol.

Informations complémentaires :

Professeure Emma Clark

Pour plus d'informations ou pour participer à ce projet, veuillez envoyer un courriel. bnssg.research@nhs.net.

Les opinions exprimées sont celles de l'auteur (ou des auteurs) et ne reflètent pas nécessairement celles du NIHR ou du ministère de la Santé et des Affaires sociales.