Améliorer la prescription d’antibiotiques en soins primaires pour réduire les infections urinaires résistantes aux antibiotiques : le programme IPAP-UTI.
Financement
Institut national de recherche en santé et soins (NIHR) Programme de subventions pour la recherche appliquée (PGfAR) Réf. NIHR204400.
Quel est le problème ?
La résistance aux antimicrobiens (RAM) constitue une grave menace pour la santé. Si nous n'agissons pas, les bactéries deviendront de plus en plus résistantes aux antibiotiques, jusqu'à ce que les infections deviennent incurables. D'ici 2050, certains scientifiques prévoient que les infections liées à la RAM feront plus de victimes que le cancer.
Les infections urinaires sont l'infection bactérienne la plus courante traitée au sein du NHS, principalement à l'aide d'antibiotiques prescrits par les médecins généralistes et les infirmières en soins primaires.
Jusqu'à 501 000 000 de bactéries responsables d'infections urinaires sont résistantes à au moins un antibiotique, ce qui signifie que cet antibiotique n'est plus efficace. Par conséquent, les personnes atteintes peuvent développer des infections plus longues et plus graves, et nécessiter des traitements antibiotiques plus fréquents.
Les médecins généralistes et les infirmières ont été incités à prescrire de la nitrofurantoïne plutôt que du triméthoprime (deux antibiotiques de première intention recommandés pour les infections urinaires). Certaines études suggèrent que cette pratique a permis de réduire les taux de résistance aux antimicrobiens (RAM) du triméthoprime, mais pourrait avoir entraîné une augmentation des taux de RAM pour d'autres antibiotiques.
Ces résultats amènent les décideurs politiques à se poser deux questions. Premièrement : ‘ Ces résultats sont-ils fiables ? ’ et deuxièmement : ‘ Que faut-il faire ? ’
En guise de réponse, les données sont peu fiables car les méthodes utilisées impliquent que d'autres raisons pourraient expliquer ces changements, et personne ne sait quelle est la marche à suivre. Des pistes existent, mais nous ignorons si les avantages l'emportent sur les inconvénients.
Quel est l'objectif de la recherche ?
Notre objectif est de constituer des preuves fiables pour aider les médecins à choisir le meilleur antibiotique pour traiter les infections urinaires en soins primaires, afin de réduire la résistance aux antibiotiques (antimicrobiens) (RAM).
Comment cela sera-t-il réalisé ?
L’essai contrôlé randomisé (ECR) est la seule méthode fiable pour évaluer l’efficacité des médicaments. Ce programme comprendra trois ECR qui seront menés dans des régions confrontées à de graves problèmes de résistance aux antimicrobiens et auprès des populations les plus touchées. Il sera indiqué si l’origine ethnique, l’âge ou la situation financière influencent les résultats.
Certains cabinets de médecine générale seront incités à utiliser un autre antibiotique (ou à alterner deux antibiotiques), tandis que les autres poursuivront leurs pratiques habituelles. Nous comparerons l'utilisation des antibiotiques et les taux de résistance aux antimicrobiens et nous prévoyons que toute différence observée sera imputable à l'intervention.
Qui dirige la recherche ?
Professeur Alastair D Hay, Professeur de soins primaires, Université de Bristol.
Informations complémentaires :
Pour plus d'informations ou pour participer à ce projet, veuillez envoyer un courriel. bnssg.research@nhs.net.
Les opinions exprimées sont celles de l'auteur (ou des auteurs) et ne reflètent pas nécessairement celles du NIHR ou du ministère de la Santé et des Affaires sociales.