Optimisation de la surveillance de l'hépatite C chez les femmes qui s'injectent des drogues
Financement
Financement des capacités de recherche ICB du NHS Bristol, North Somerset et South Gloucestershire.
Quel est le problème ?
Conformément aux priorités de l'ICB visant à lutter contre les inégalités, à prévenir les maladies et à traiter les personnes plus tôt, ce travail se concentre sur le dépistage de suivi de l'hépatite C chez les femmes qui s'injectent des drogues et qui présentent un risque accru d'infection et de réinfection.
L’hépatite C peut entraîner de graves lésions hépatiques, un cancer et un décès prématuré si elle n’est pas traitée, mais elle est guérissable. Au cours de la dernière décennie, le Royaume-Uni a intensifié le dépistage et le traitement des personnes qui s’injectent des drogues (principal groupe touché par le virus de l’hépatite C). Il est recommandé aux personnes qui s’injectent des drogues et qui ont été traitées pour une hépatite C de bénéficier d’un dépistage annuel afin de détecter une éventuelle réinfection, un retraitement étant proposé si nécessaire. Cependant, il apparaît que ce suivi de routine est rarement effectué au-delà de la première année (aussi bien chez les hommes que chez les femmes). L’objectif de ce travail en cours est d’élaborer des recommandations pour optimiser les interventions de dépistage de suivi. À ce jour, nos efforts se sont concentrés sur l’ensemble des personnes qui s’injectent des drogues. Toutefois, il est établi que les femmes sont exposées à des risques d’infection par l’hépatite C disproportionnellement plus élevés et rencontrent des obstacles supplémentaires pour accéder aux services communautaires de prise en charge des toxicomanies et de l’alcoolisme ainsi qu’aux programmes de réduction des risques, comparativement aux hommes.
Quel est l'objectif de la recherche ?
Ce financement soutiendra des activités essentielles de participation des patientes et du public (PPP) afin de garantir que l'intervention soit adaptée aux besoins et aux expériences spécifiques des femmes. Cet objectif sera atteint grâce à trois composantes clés :
- Nous évaluerons la facilité d’utilisation, l’acceptabilité et la faisabilité de l’intervention au moyen d’entretiens de verbalisation à voix haute avec des femmes qui s’injectent des drogues, afin d’affiner et d’optimiser la méthode de suivi. Jusqu’à dix entretiens seront menés par cycles itératifs, permettant de tester, de réviser et de retester l’intervention, et ainsi de garantir que chaque retour d’information contribue à des améliorations significatives.
- Nous organiserons des groupes d'experts composés de prestataires de services accompagnant les femmes qui s'injectent des drogues et de femmes ayant une expérience vécue de cette situation. Ces groupes examineront et affineront l'intervention afin de garantir qu'elle réponde aux besoins des sous-groupes de femmes les plus exposés au risque de réinfection par l'hépatite C, notamment les jeunes femmes, les femmes ayant des antécédents d'incarcération, les femmes enceintes ou ayant des nourrissons, et les femmes travaillant dans l'industrie du sexe.
- Ce financement permettra de consacrer du temps à l'élaboration d'une proposition d'essai et à la réalisation d'une formation aux méthodes de recherche, axée sur le recrutement pour les essais contrôlés randomisés.
Comment cela sera-t-il réalisé ?
Avec l’aide de l’unité d’essais cliniques de Bristol et grâce à des collaborations avec nos collègues de l’Agence britannique de sécurité sanitaire et de Public Health Scotland (via notre équipe NIHR HPRU EBS), nous concevrons une étude pour tester l’efficacité de l’approche de dépistage de suivi que nous avons optimisée, afin de déterminer si cette approche a produit les résultats escomptés, à savoir :
- Augmentation des taux de tests de suivi annuels (et, dans ce cadre, des proportions d’hommes et de femmes suivis – et de la manière dont cela se rapporte à la population de personnes qui s’injectent des drogues).
- La détection des réinfections grâce aux tests de suivi annuels et aux taux d'adoption du traitement permettra de déterminer s'il s'agit d'une approche faisable et rentable pour maintenir les niveaux de micro-élimination atteints au Royaume-Uni.
Nous recueillerions des données qualitatives auprès des services et des personnes qui s'injectent des drogues afin de comprendre la mise en œuvre de l'intervention et leur expérience du suivi (y compris les expériences de réinfection et de reprise du traitement, le cas échéant). Cette proposition inclurait également une sous-étude méthodologique visant à explorer l'impact des chercheurs pairs (qui facilitent ou co-facilitent la collecte de données) sur les données recueillies.
Qui dirige la recherche ?
Ces recherches sont menées par le Dr Hannah Family, chercheuse à l'Université de Bristol.
Informations complémentaires
Pour plus d'informations ou pour participer à ce projet, veuillez envoyer un courriel. bnssg.research@nhs.net.