COAC : Utilisation des systèmes d’information de santé pour répondre aux préoccupations des patients lors des consultations chez le médecin généraliste : une étude de faisabilité

Financement

Institut national de la santé (NIHR) Recherche pour le bénéfice des patients (RfPB) Réf. PB-PG-1217-20012

Quelle est la question de recherche ?

Peut-on développer et tester une intervention complexe conçue pour répondre plus globalement aux préoccupations des patients en médecine générale ?

Quel est le problème ?

Dans près de 50 % des consultations de soins primaires, des problèmes passent inaperçus. Cela peut être dû à un manque de temps pour que les patients puissent exposer tous leurs problèmes, ou au fait qu'ils soient interrompus par le médecin généraliste au moment où ils commencent à s'expliquer.

Il arrive que les patients, après une consultation, ne comprennent pas bien les conseils reçus ni la marche à suivre si leur problème s'aggrave. Cette situation peut être angoissante, entraîner des problèmes de santé ou une augmentation des coûts pour le système de santé, car les patients peuvent être tentés de consulter à nouveau pour obtenir des réponses à leurs questions.

Réduire le nombre de consultations de seulement 11 % pourrait permettre au NHS d'économiser plus de 100 millions de livres sterling. La généralisation des smartphones et des SMS entre médecins généralistes offre une solution à ce problème grâce à un partage d'informations plus efficace.

Quel est l'objectif de la recherche ?

Cette étude vise à développer et à tester une méthode permettant de répondre plus efficacement aux préoccupations des patients en médecine générale.

Cela impliquera que les patients remplissent un questionnaire électronique sur leurs préoccupations avant une consultation chez le médecin généraliste, questionnaire qui sera partagé avec ce dernier, et qu'ils reçoivent un résumé imprimable des conseils à la fin.

Si elle s'avère concluante, cette recherche permettra d'améliorer la prise en charge des patients bénéficiant de cette nouvelle méthode de consultation et de réduire le taux de nouvelles consultations pour un même problème.

Comment cela sera-t-il réalisé ?

Nous allons réaliser deux études.

Dans la première étude, nous développerons deux technologies et deux processus. Premièrement, nous concevrons un questionnaire que les patients pourront remplir sur smartphone ou ordinateur avant leur consultation. Ce questionnaire, qui permettra d'identifier les motifs de consultation et d'autres problèmes de santé, sera partagé avec le médecin traitant avant la consultation. Il pourra notamment révéler des problèmes qui préoccupent le patient et qui, autrement, n'auraient pas été abordés. La seconde technologie consistera en un compte rendu imprimé pour le patient à la fin de la consultation, reprenant les problèmes évoqués, les conseils prodigués et le suivi nécessaire. Ce compte rendu favorisera une compréhension commune entre le patient et le médecin traitant et aidera le patient à se souvenir des conseils reçus.

Dans la deuxième étude, nous testerons ces technologies lors de consultations avec 72 patients. Les médecins généralistes seront invités à prendre connaissance du questionnaire avant la consultation et à remettre le compte rendu imprimé à la fin de celle-ci. Afin d'évaluer la nouvelle méthode, nous recueillerons des informations sur son efficacité pour ces 72 patients. Nous recueillerons également des informations auprès de 36 patients ayant bénéficié d'une consultation sans cette nouvelle méthode, afin de comparer les deux groupes. Si cette approche s'avère concluante, nous solliciterons des financements pour la tester sur un échantillon plus large.

Qui dirige la recherche ?

Docteur Mairead Murphy, chercheuse associée, Sciences de la santé des populations, Centre de soins primaires universitaires, Université de Bristol.

Informations complémentaires :

Étude COAC

Pour plus d'informations ou pour participer à ce projet, veuillez envoyer un courriel. bnssg.research@nhs.net.

Les opinions exprimées sont celles de l'auteur (ou des auteurs) et ne reflètent pas nécessairement celles du NIHR ou du ministère de la Santé et des Affaires sociales.